Il n’y a pas d’âge idéal pour commencer le Jiu-Jitsu Brésilien (JJB). Un enfant peut débuter tôt, un adolescent trouve sa place à tout moment, et un adulte peut s’y mettre à 30, 40 ans ou plus. Le système de l’IBJJF, la fédération internationale dont les règles servent de référence, le montre bien : il prévoit des catégories de compétition de 4 ans à 61 ans et plus, et la ceinture blanche des débutants est ouverte à tout âge.
À partir de quel âge un enfant peut-il commencer ?
Le système de grades de l’IBJJF prévoit des ceintures pour les enfants dès 4 ans. Dans les faits, c’est chaque club qui fixe l’âge minimum de ses cours : renseignez-vous avant de vous déplacer.
Plus que l’âge exact, regardez si votre enfant peut suivre une consigne simple, rester avec un groupe pendant toute une séance et accepter le contact d’un partenaire. Un cours d’essai aide à en juger.
Pour les plus petits, le judo, discipline voisine, donne un bon repère. Un document de formation de la ligue d’Occitanie de la Fédération française de judo décrit l’« éveil judo » des 4 et 5 ans comme un travail de l’équilibre, des déplacements et de la saisie, dans des jeux et des activités variées, avec des efforts courts. L’apprentissage des techniques, debout comme au sol, n’y commence qu’à 6 ans.
Comment les cours s’adaptent-ils à l’âge ?
Le principe reste le même à tout âge : contrôler son partenaire, se dégager d’une position difficile, puis obtenir l’abandon, sans aucune frappe. Dès qu’un partenaire tape pour abandonner, on relâche. Ce qui change avec l’âge, c’est ce qui est permis.
Le règlement de compétition de l’IBJJF en donne une bonne idée :
- jusqu’à 15 ans, il interdit des techniques autorisées plus tard, selon l’âge et la ceinture : les clés de jambes, les clés de poignet, la guillotine de face ou l’omoplata, par exemple. La liste est un peu plus longue pour les 4 à 12 ans ;
- les combats durent 2 minutes de 4 à 6 ans, 3 minutes de 7 à 9 ans et 4 minutes de 10 à 15 ans, contre 5 à 10 minutes dans la catégorie adulte, selon la ceinture ;
- dans les catégories des moins de 12 ans, l’arbitre doit se placer derrière un enfant soulevé du sol par son adversaire, pour protéger sa colonne vertébrale.
Au moment de choisir un club, demandez comment les groupes sont répartis par âge et ce qui est enseigné aux plus jeunes.
Quelles ceintures pour les enfants ?
En JJB, les adultes passent par cinq ceintures : blanche, bleue, violette, marron et noire. De 4 à 15 ans, les enfants ont leur propre système. Après la blanche viennent quatre couleurs, chacune accessible à partir d’un certain âge selon l’IBJJF :
- grise, dès 4 ans ;
- jaune, dès 7 ans ;
- orange, dès 10 ans ;
- verte, dès 13 ans.
Chaque couleur se décline en trois ceintures, par exemple grise et blanche, grise, puis grise et noire. Avant 16 ans, l’IBJJF n’impose aucune durée minimale entre deux ceintures. Elle suggère aux professeurs de découper chaque ceinture en degrés, marqués par des barrettes, et leur laisse le choix de la méthode.
Et pour un adolescent ?
Un adolescent qui débute porte la ceinture blanche, comme tout débutant. Dans le système de l’IBJJF, les 13 à 15 ans forment la catégorie « Teen ». L’année de ses 16 ans, tout change : le jeune entre dans la catégorie « Juvenile » (16 et 17 ans) et passe au système de ceintures des adultes.
À ce moment-là, une ceinture grise, jaune ou orange devient une ceinture bleue. Une ceinture verte peut devenir bleue ou violette, au choix du professeur. La marron, elle, n’est possible qu’à partir de 18 ans.
Peut-on commencer à 30, 40 ans ou plus ?
Oui. Les compétitions de l’IBJJF comptent des catégories « Master » dès 30 ans, par tranches d’environ cinq ans, jusqu’à Master 7, pour les 61 ans et plus. Inutile de viser la compétition : ces catégories montrent surtout que la discipline se pratique à tout âge.
La technique et l’effet de levier comptent plus que la force ou la vitesse, et chacun avance à son rythme. Quelques conseils pour bien démarrer :
- signalez au professeur une blessure ancienne ou une douleur avant le cours ;
- en cas de doute sur votre santé, demandez l’avis de votre médecin avant de commencer ;
- tapez tôt pour abandonner, sans attendre d’avoir mal ;
- misez sur la régularité plutôt que sur l’intensité.
Pour une première séance, lisez comment bien se préparer.